Stade de Reims : Marshall Munetsi reverse 10% de ses revenus aux enfants défavorisés du Zimbabwe Aucun avis homms2013

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Le milieu défensif zimbabwéen su Stade de Reims, Marshall Munetsi, est un homme au grand coeur. Le joueur de 27 ans reverse 10% des ses revenus à la fondation qu’il a créée pour venir en aide aux aux enfants défavorisés du Zimbabwe. En vertu d’un accord passé avec son club, pour chaque kilomètre parcouru sur le terrain, il collecte 100 euros pour sa fondation ! C’est même cette clause qui l’a décidé à s’engager avec le club de Champagne.

« Lorsque mon agent m’a parlé pour la première fois de la nouvelle clause du contrat qui m’était proposé avec le Stade de Reims, j’ai été très surpris. Je n’avais encore jamais entendu pareille chose dans le milieu du football et je n’en avais jamais parlé au club – c’est lui qui a pris l’initiative. L’engagement de donner 100 euros par kilomètre parcouru n’est pas anodin, puisque j’en fais en moyenne 11 ou 12 par match, ce qui permet de verser 1 200 euros à ma fondation au Zimbabwe à chaque match. C’est une incroyable démonstration de générosité, offerte sans aucune pression ni obligation, et pour moi, c’est une remarquable démonstration de foi en moi, non seulement en tant que joueur, mais aussi en tant qu’être humain. Lorsque j’ai appris l’existence de cette clause, je n’ai pas eu besoin de poser d’autres questions. J’ai immédiatement dit à mon agent que je voulais signer parce que c’était le genre de club pour lequel je voulais jouer, un club qui cherche à améliorer la vie des autres et qui m’aide à être à la fois un joueur et une personne dont ma mère peut être fière », explique Marshall Munetsi.

La Fondation Marshall Munetsi s’engage actuellement auprès d’une soixantaine d’enfants au Zimbabwe, leur offrant une opportunité éducative qu’ils n’auraient pas eu autrement. « Dans de nombreux pays africains, contrairement à l’Europe, l’éducation de base n’est pas accessible gratuitement, ce qui compromet sérieusement l’avenir de nombreux enfants. Ceux issus de milieux sans ressources, peut-être élevés par des grands-parents sans revenus stables ou même sans domicile, se retrouvent sans perspective d’amélioration de leur situation », explique Munetsi. « Nous leur procurons les bases nécessaires pour bien démarrer dans la vie, en couvrant les frais de scolarité, en fournissant des livres et des uniformes, mais également en leur offrant un réseau de soutien plus étendu pour favoriser leur réussite. Par exemple, je partage mon expérience avec ceux qui souhaitent s’adonner au sport, et nous mettons en relation ceux qui ambitionnent de créer une entreprise avec des mentors entrepreneurs. Notre fondation a pour valeur fondamentale de démocratiser l’accès à une éducation de qualité pour un maximum d’enfants défavorisés, leur permettant ainsi de prendre des décisions éclairées et autonomes, non pas par nécessité mais par choix. Ma propre expérience au lycée, où j’ai été sélectionné pour intégrer l’équipe nationale U-17 du Zimbabwe, m’a fait prendre conscience de l’importance cruciale d’avoir des rêves et des aspirations. Grâce à une éducation solide et à des opportunités de formation, j’ai pu envisager le football comme une carrière viable. Cependant, mon parcours n’était pas la norme dans mon environnement éducatif. Pour beaucoup, l’accès à l’éducation était un défi. La plupart des enfants de mon entourage abandonnaient l’école faute de moyens, se retrouvant livrés à eux-mêmes. Certaines jeunes filles se mariaient précocement, attirées par la perspective d’une vie meilleure offerte par des hommes qui les abandonnaient ensuite, les laissant dans une situation encore plus précaire. D’autres se tournaient vers la drogue, séduits par la promesse d’un gain rapide, sans mesurer les risques pour leur avenir », ajoute-t-il.

Sans surpise, le milieu de terrain du Stade de Reims Marshall Munetsi a reçu cette saison le Trophée UNFP du joueur citoyen.

« C’est un mec en or et un très bon footballeur. Il arrive à faire comprendre aux autres qu’il y a des choses plus importantes dans la vie que juste le foot. L’avoir dans un vestiaire, c’est clé, il aide tout le monde autour de lui à être la meilleure personne possible », disait cette saison de lui son entraîneur Will Still.

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