Canada – Mary Simon accueillant le pape François : “La réconciliation est une grâce qui s’acquiert par un travail soutenu et une compréhension mutuelle” Aucun avis

Après être allé à Maskwacis puis Edmonton (Canada), le pape François est arrivé à Québec où il a été accueilli par Madame Mary Simon, Gouverneure générale du Canada à la Citadelle, sa résidence. Reprenant l’itinéraire du « voyage pénitentiel » du pape, elle a précisé : « Votre pèlerinage a commencé à Maskwacis, où nous avons été témoins de deux réalités. La première, celle de la souffrance et de la douleur des survivants, des membres des communautés qui ont souffert pendant des décennies. Des peuples autochtones soumis à des politiques visant à éliminer leurs cultures, leurs langues, ainsi que leurs croyances et pratiques spirituelles. Des survivants qui, chaque jour, portent le traumatisme de leur expérience des pensionnats. (…) Ils sont venus écouter ce que vous aviez à dire, le cœur et l’esprit ouverts, certains prêts à pardonner, d’autres vivant encore avec la douleur, mais tous prêts à écouter. Chacun d’entre eux souhaite progresser dans son cheminement vers la guérison ». Poursuivant, Madame Simon a ajouté : « Lundi, vous avez visité l’église du Sacré-Cœur des Premiers Peuples à Edmonton. Vous y avez déclaré que la réconciliation est “une grâce qui doit être demandée”. J’ajouterais à cela que la réconciliation est une grâce qui s’acquiert par un travail soutenu et une compréhension mutuelle ». « Il y a un temps pour toute chose. Nous sommes prêts. Au Canada, un changement monumental s’opère dans notre façon de penser ». « En inuktitut, “guérir” est “mamisagniq”. Mamisagniq est un trajet, et non une destination. Il faut du temps. Ça commence lentement, doucement, prudemment. La guérison suit son propre chemin, nous faisant avancer, mais nous menant aussi dans de nombreuses autres directions ».
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